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L’Allemagne a tracé une ligne claire pour l’entraînement de l’IA. Le 12 novembre 2025, TechCrunch a rapporté une décision historique à Munich. Le tribunal a indiqué que ChatGPT avait utilisé illégalement des paroles de chansons protégées lors de l’entraînement. Des dommages‑intérêts ont été accordés à la GEMA, avec un appel encore possible.
Au tribunal régional de Munich (Landgericht München I), la juge présidente Elke Schwager a rendu la décision. Le tribunal a constaté qu’OpenAI avait mémorisé des paroles protégées au sein de ses modèles de langage. Il a également constaté que ChatGPT reproduisait ces paroles dans ses sorties. Chaque acte portait atteinte aux droits d’exploitation en vertu du droit allemand, a précisé le tribunal.
GEMA a intenté l’action en novembre 2024. Elle représente environ 100 000 compositeurs, paroliers et éditeurs en Allemagne. La plainte s’est concentrée sur neuf chansons bien connues. Des exemples incluent « Männer » de Herbert Grönemeyer et « Atemlos durch die Nacht » de Helene Fischer.
OpenAI a soutenu que ChatGPT apprend des schémas statistiques à partir de vastes ensembles de données. Elle a affirmé que le système ne stocke ni ne copie des œuvres spécifiques. La société a également soutenu que les sorties dépendent des requêtes des utilisateurs. Ainsi, les utilisateurs, et non OpenAI, devraient supporter la responsabilité.
Le tribunal a rejeté ces arguments. Il a précisé que la mémorisation interne et la reproduction externe peuvent toutes deux porter atteinte aux droits. Des dommages‑intérêts ont été ordonnés, bien que le montant n’ait pas été divulgué. OpenAI a déclaré qu’elle n’était pas d’accord et envisage les prochaines étapes.
Les déclarations publiques ont présenté le différend différemment. OpenAI a souligné que la décision concerne un ensemble limité de paroles. GEMA a qualifié le verdict de précédent pour l’Europe et de défense des moyens de subsistance des créateurs. Les organisations de défense des droits y voient une étape importante pour les discussions de licence avec les développeurs d’IA.
Les tribunaux européens façonnent des règles pour les entrées comme pour les sorties. Les entreprises déployant l’IA générative doivent suivre la provenance des données d’entraînement. Elles doivent également contrôler les sorties qui risquent de reproduire des œuvres protégées. Cela a des conséquences pratiques pour l’écosystème IA du Maroc.
La scène IA du Maroc est en croissance et pragmatique. Les startups se regroupent dans des pôles comme Technopark et des incubateurs liés aux universités. Des programmes dans des institutions telles que l’Université Mohammed VI Polytechnique soutiennent des initiatives de deep‑tech. Des centres de recherche comme MAScIR stimulent l’innovation appliquée.
Les acteurs gouvernementaux gèrent déjà des domaines politiques connexes. L’Agence de Développement du Digital (ADD) coordonne la transformation numérique. La CNDP supervise la protection des données personnelles en vertu de la loi 09‑08. La BMDA gère les droits d’auteur et les licences pour les œuvres créatives.
La décision de Munich renforce la logique d’une IA axée d’abord sur les licences. Elle suggère que les tribunaux peuvent considérer l’entraînement sur des œuvres protégées comme une exploitation. Elle avertit également que la reproduction de contenu mémorisé peut engager la responsabilité. Cette orientation devrait guider les startups et entreprises marocaines.
Commencez par la gouvernance des données d’entraînement.
Contrôler les sorties pour réduire le risque d’atteinte aux droits.
Renforcez votre stratégie vis‑à‑vis des fournisseurs.
Les décideurs publics peuvent accélérer une IA responsable tout en protégeant les créateurs. Des orientations claires réduisent l’incertitude pour les startups et les intégrateurs. Les organismes professionnels peuvent coordonner les licences et les normes.
De nombreux usages de l’IA au Maroc ne touchent pas aux paroles protégées par le droit d’auteur. Ils peuvent se développer avec un minimum de frictions liées aux droits. Mettez l’accent sur la valeur appliquée et des résultats mesurables.
Les entreprises marocaines vendent souvent en Europe. La décision de Munich annonce un contrôle accru. Vous avez besoin de processus et de contrats prêts pour l’UE. Considérez la conformité comme une qualité produit.
Cette décision interdit‑elle l’entraînement sur l’internet ouvert ? Elle traite des entraînements qui mémorisent et reproduisent des paroles protégées sans autorisation. Elle ne tranche pas tous les scénarios ni tous les types de contenu. Les résultats peuvent varier selon les juridictions.
Les utilisateurs pourraient‑ils être seuls responsables ? Le tribunal a indiqué qu’une responsabilité du fournisseur peut exister lorsque les modèles mémorisent et reproduisent des œuvres protégées. La responsabilité peut également dépendre des requêtes et des paramètres du système. Consultez un conseil si votre produit permet des sorties à risque.
L’usage loyal (fair use) est‑il une défense ici ? L’affaire a appliqué le droit allemand, qui diffère du fair use américain. Les standards juridiques varient selon les pays. Ne supposez pas une équivalence transfrontalière.
Les pages de paroles publiques sont‑elles libres d’utilisation ? La disponibilité publique n’équivaut pas à une licence. Le droit d’auteur requiert une permission ou une exception valide. Considérez les paroles et la musique comme du contenu à haut risque.
Cela s’appliquera‑t‑il au Maroc ? La décision n’est pas contraignante au Maroc. Elle peut néanmoins influencer les pratiques de l’industrie et les attentes en matière de licences. Alignez‑vous tôt avec les titulaires de droits locaux et les orientations juridiques.
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